MAYOTTE : « Hold-Up » à la SIM,.. la partie émergée de l’iceberg … il faut protéger les lanceurs d’alerte !..

MAYOTTE : « Hold-Up » à la SIM,.. la partie émergée de l’iceberg … il faut protéger les lanceurs d’alerte !..

février 28, 2019 12 Par voxmayo

LA PARTIE EMERGEE DE L’ICEBERG
Commentaires sur le Kala-oi-Dala du 27 février 2019

  Bacar Ali Boto

J’ai suivi, comme des milliers d’autres Mahorais, le Kala-oi-Dala d’hier soir sur le « hold-up » de la SIM, selon les mots de Bacar Ali Boto.

D’abord, une fois n’est pas coutume, je voudrais saluer le courage de Daniel Zaïdani d’avoir accepté de participer à cette émission. Malheureusement, on voit bien qu’il n’était pas en possession de suffisamment d’éléments pour dire plus que ce qu’il a dit.

Je voudrais aussi, une fois n’est pas coutume, saluer Mayotte La 1ère pour avoir pris l’initiative de se pencher sur une question entourée depuis le départ d’une incroyable omerta.

Et pour cause : il s’agit bien d’un hold-upj’assume le mot, et j’ajoute, d’un hold-up à la Françafricaine, possible uniquement sur un territoire où tout fonctionne encore comme au temps des colonies !

J’étais invité par la rédaction télé de Mayotte La 1ère à participer à cette émission. J’avais donné mon accord, à la condition d’avoir en face de moi un dirigeant de CDC-Habitat.

Mais apparemment, ces gens préfèrent communiquer des mensonges du type de ceux qu’on adresse à des ignares, à la place de la présidente ELUE, Madame Halima Bamoudou qui, elle, déclare n’être au courant de rien (raison pour laquelle elle a été choisie).

Le Kala-oi-Dala d’hier soir s’est déroulé 50 mn en français et seulement 10 mn, plus une petite rallonge de 5 mn, ont été consacrées au shimaore. Et bien, en français, le langage était très convenu, empreint de peur chez les représentants de la commune de Mamoudzou et de la Chambre des métiers.

Puis, en shimaore, les langues se sont déliées.

Les Mahorais ont donc compris. 

Mais à la question de Daniel Zaïdani « qui sont les Mahorais qui siègent au conseil d’administration de la SIM ? », personne n’a voulu répondre.

        MAYOTTE : il faut protéger les lanceurs d’alerte !..  il faut protéger les lanceurs d’alerte !..  il faut protéger les lanceurs d’alerte !..

Alors je réponds :
– Halima Bamoudou (représentante du Département et présidente fantôme du conseil d’administration).

– Issa Abdou, 4ème vice-président du conseil départemental, qui aspire à présider aux destinées du département et qui, en réalité, est tellement atteint du syndrome du larbin, qu’il n’oserait jamais s’opposer à ceux qu’il considère comme ses maîtres, c’est-à-dire l’Etat, ses institutions et les groupes en collusion avec l’Etat et surtout avec la justice de Mayotte qui ferme les yeux sur la corruption qui règne à ciel ouvert.

– Le représentant de la Chambre des métiers, présent hier sur le plateau et dont j’ai oublié le nom, qui n’ose même pas dire que les artisans Mahorais ont tous crevé déjà, à part quelques courtisans qui tiennent encore.
– Bacar Ali Boto, représentant de la commune de Mamoudzou, dont on a bien compris que la démarche n’est pas approuvée par le Maire, mais qui doit trouver le moyen d’exister pour les élections de 2020.

Son propos passe très peu car plus personne ne lui accorde la moindre crédibilité, lui qui a déclaré vouloir « travailler en bonne intelligence avec l’Etat qui construit des routes, des écoles… ».

– Hidahya Mahafidhou, représentant le SMIAM, prévue pour devenir présidente du conseil d’administration, mais vraisemblablement lâchée au dernier moment par Ramlati Ali parce qu’elle n’a pas vraiment le profil de la « marionnette » et poserait un peu trop de questions.

Elle se fait très discrète et je me demande même si elle continue d’aller à ces réunions du conseil d’administration.

– Ramlati Ali, notre députée, pour qui les statuts ont été changés à la demande des nouveaux actionnaires pour l’intégrer en tant que personnalité qualifiée et qui, profondément atteinte du syndrome du larbin comme Issa Abdou, veille aux intérêts des maîtres du jeu, du cercle de l’Entre-Soi, comme s’il s’agissait d’une mission divine confiée sous serment.

La connaissant, elle a trahi Hidaya Mahafidhou de façon préméditée en lui assurant qu’elle deviendrait la nouvelle présidente du conseil d’administration de la SIM,

tout en sachant à l’avance que son profil ne plaîrait pas à CDC-Habitat qui préfère une présidente qui ne comprend rien et un directeur général docile qui obéit au doigt et à l’oeil.

 

 

Hier soir, je suis quand même resté sur ma faim Mesdames et Messieurs les journalistes et j’écris ce post pour chercher auprès de vous des réponses aux questions suivantes :

Question 1 : Pourquoi proposer de remettre de l’argent au capital de la SIM si la société est en bonne santé financière, surtout quand on connaît les difficultés financières des collectivités ou groupements actionnaires, en particulier le SMIAM ou la Chambre des Métiers ? Et si elle n’est plus en bonne santé financière, pourquoi le cacher au lieu de s’attaquer aux causes ? Le but ne serait-il pas alors de faire disparaître la SIM après les tentatives de 2005 et 2014 ?

(Pour 2014, lire le chapitre de Mayotte en sous-France intitulé « L’asphyxie financière de la société par ses actionnaires ».)

Question 2 : Pourquoi a-t-il fallu utiliser ce procédé qui s’appelle le « coup de l’accordéon« , utilisé dans des cas exceptionnels (en particulier pour retarder une liquidation) pour APPAUVRIR ARTIFICIELLEMENT les actionnaires Mahorais et s’accaparer la société sans que ces sujets n’aient été clairement posés aux assemblées délibérantes des collectivités concernées comme le prévoit le CGCT (le code général des collectivités territoriales) ?

N’y a-t-il pas là un vice de procédure susceptible d’entraîner l’annulation de la procédure devant le tribunal de commerce et même d’avoir des conséquences au pénal pour manoeuvres frauduleuses ou quelque chose d’apparenté ?

Qu’en pense Me Nadjim Ahamada, conseiller municipal de la commune de Mamoudzou, actionnaire ?

 

 

Question 3 : Mahatma Gandhi disait : « Ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. »

Pour que CDC-Habitat nous emmène son ingénierie et son milliard (encore que j’affirme que toute cette communication est MENSONGERE), fallait-il dégager de la SIM à la fois l’actionnariat Mahorais et surtout les cadres Mahorais de la SIM, qui sont pratiquement tous partis, soit virés de façon humiliante, soit poussés à la démission ?

Ces cadres ne constituent-ils pas cette fameuse ingénierie tant désirée ?

Ou alors, il n’y a d’ingénierie que celle venue d’ailleurs, comme ce fut la cas en 2005 où il n’y avait aucun, je dis bien AUCUN, cadre Mahorais à la SIM ?

Au départ, je pensais que ce départ massif était dû seulement à la relation exécrable entre le directeur général et les salariés dont la plupart me racontent en privé leurs mésaventures.

C’est maintenant que je comprends qu’il a comme mission de débarrasser la SIM de ses cadres Mahorais et les remplacer par des cadres venus d’ailleurs (4 directeurs sur 6 partis – dont 3 Mahorais -, 12 cadres partis ces 12 derniers mois, qui s’ajoutent aux cadres partis ces 3 dernières années, vidant complètement la SIM de ses cadres d’une compétence rare sur l’île).

Rien que ces 3 questions (mais il y en a plein, certaines pouvant intéresser la justice le jour elle ne s’intéressera pas qu’à moi, Salim Nahouda et le président Ampadzaka) montrent que le Kala-oi-Dala n’a révélé qu’une zone de la partie émergée de l’iceberg,

même si Daniel Zaïdani a mis le doigt sur l’un des objectifs poursuivis : enrichir les grands groupes et tuer les artisans Mahorais, déjà sur la paille.

Mais au-delà, le projet est de se servir de la SIM, non pas comme un outil du développement urbain de Mayotte, mais comme un outil de ghettoïsation de Mayotte (ces ghettos – appelés pudiquement « logements sociaux low-cost »– destinés à remplacer les bangas à flancs de collines), comme cela a commencé à Koungou avec le groupe Eden et continue à Labattoir avec Ocidim, filiale du groupe Vinci,

avec des opérations privées écartant de fait les artisans Mahorais qui au mieux, seront sous-traitants et seront « maltraités ».

Pour mon petit frère Said Said Hachim.

   .. il n’y a rien à attendre de ce côté ?..  rien à attendre de ce côté ?..  rien à attendre de ce côté ?..    rien à attendre ?..

 

 

 

J’ai fait un petit accroc à ma promesse de ne pas commenter parce que je pensais que Bacar Ali Boto irait au bout de la démarche ou que Ibrahim Aboubacar  expliquerait le scandale dont il connaît les tenants et les aboutissants, tout comme Issihaka Abdillah, mais je crois qu’il n’y a rien à attendre de ce côté.

Il reste alors 3 acteurs pour faire le job :

– la justice, mais elle continuera de protéger tout ce qui favorise les intérêts du cercle de l’Entre-Soi, même si tous les petits Mahorais doivent crever, tant que la mesure n°15 demandée par le mouvement restera lettre morte.

– les journalistes, mais on voit les limites de l’exercice quand l’omerta est aussi dense.

– le temps qui, seul, finira par révéler la vérité en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard et que les générations à venir ne paieront pas au prix fort notre silence d’aujourd’hui.

 

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